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Licence en Soins Infirmiers : Volonté politique Concrétisée en septembre 2009 PDF Imprimer Email
Écrit par Administrator   
Mardi, 19 Février 2008 20:43

Licence en Soins Infirmiers : volonté politique concrétisée en septembre 2009 

Ca y est ! Une percée de lumière dans ce décor sombre de la réforme des études infirmières!

             Depuis de nombreux mois, le gouvernement exprimait sa volonté politique de donner au Diplôme d'Etat infirmier un niveau Licence.

             Dans le même temps, la FNESI affirmait la nécessité de l'intégration universitaire de la formation infirmière, avec, à l’issue de la formation une licence universitaire d'exercice en soins infirmiers, ouverte aux masters en soins infirmiers et aux doctorats en soins infirmiers, au sein  d'Instituts Universitaires.

             L'intégration de la formation infirmière au processus de Bologne, répondant donc à tous les enjeux d’une réforme des études de notre formation est depuis lors notre cheval de bataille.

              Le 19 février 2008 marque une avancée significative dans la réforme de nos études.

En effet, lors de la conférence de presse de lancement de la campagne nationale d'information et de promotion des métiers hospitaliers, Mme Bachelot- Narquin, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports a annoncé « la reconnaissance de la formation infirmière au niveau licence pour la rentrée de septembre 2009 ». Cette date constitue enfin un objectif précis et réaliste pour ce vaste sujet.A la question de la FNESI « s’agira-t-il bien d’une licence en soins infirmiers pour l’ensemble des étudiants infirmiers issus de la formation et pouvant mener à un doctorat et un master en découlant ? », elle a répondu : « oui bien sûr », « il ne s’agira pas d’une validation sèche du diplôme d’infirmière » et a précisé qu’elle mettait « toute [son] énergie pour le LMD ». Pour cerner l’ensemble des tenants et aboutissants de ce sujet complexe, mais primordial, pour l’avenir de notre formation et de notre profession, voici quelques explications : Une licence oui, mais pas n'importe comment.

 

             Une licence oui, mais un seul et même diplôme pour tous : licence en soins infirmiersParce qu'un tampon « licence » sur notre Diplôme d’Etat infirmier, n'a aucun sens, ne changerait rien à notre formation et laisserait la place à une formule optionnelle de cette licence (DE + Licence pour « ceux qui le méritent » -dixit le ministère-), la FNESI réaffirme sa volonté d'une licence universitaire d'exercice qui, à la fois reconnaît la formation universitaire ET la formation professionnalisante si spécifique et chère aux études de Santé.Parce que des licences dans des filières autres que la filière infirmière ne valorisent en rien notre formation et n’apportent rien à la profession en tant que telle, la FNESI refuse une licence à l'image des expérimentations dans les Universités d'Orléans et de Bretagne Sud : licence optionnelle qui n’attire pas foule d'ESI.Une licence pour la filière infirmière, c'est une licence en soins infirmiers, où par exemple, les cours de sciences humaines seront développés pour aider à saisir l'importance des théories et concepts de soins.

 

              Une licence oui, mais dans le système universitaire. Parce que la gestion de nos aides sociales par le ministère de la Santé et les Conseils régionaux entraîne des inégalités et injustices entre étudiants, l’intégration universitaire nous permettrait enfin de bénéficier des mêmes services sociaux que l’ensemble de la communauté étudiante, notamment des mêmes bourses d’étude via les CROUS, organismes experts en la matière.Parce que la seule façon d'assurer la démocratie étudiante est de siéger au sein de conseils locaux et nationaux ouvrant leurs places aux étudiants, l'engagement citoyen et la voix étudiante se feront entendre dans des conseils aux voix décisionnelles. Le statut d’étudiant serait enfin reconnu et valorisé.Parce que l’abandon ou l'échec en cours ou à l’issue de la formation infirmière n’offre ni passerelle ni possibilité de réorientation selon les connaissances acquises ; les cours théoriques et pratiques universitaires seraient sous forme d'Unités d'enseignement pondérées par des crédits ECTS. Ces crédits cumulables au fur et à mesure de la validation des acquis, sont l'élément indispensable pour reconnaître les notions reçues de la formation, et aident à la réorientation grâce à des passerelles mises en place par cette même occasion. L'attractivité de la formation s'en trouvera rénovée. Pour répondre à ces enjeux, les actuels IFSI muteraient en Instituts Universitaires.

 

             Une licence oui, mais suivie du M et du D. Parce qu'une reconnaissance au niveau licence n'a pas de sens, le schéma universitaire impose la poursuite d'une licence avec un master et un doctorat. Les masters en soins infirmiers permettront la reconnaissance des spécialités et spécialisations  infirmières, des cadres de santé et cadre formateurs. Ils pourront favoriser la création de nouveaux métiers, afin de pallier à la pénurie de personnel soignant. Pour améliorer la qualité de l'enseignement, la FNESI propose la mise en place d' « enseignant-praticien », le formateur du futur qui sera à la fois un enseignant dans la formation infirmière ET un professionnel en exercice dans un service, un pied gardé dans la réalité du quotidien, de l'évolution des techniques et pratiques.

Les doctorats en soins infirmiers, dans la lignée directe du master obtenu, offriront enfin la reconnaissance de la recherche infirmière en France, amélioreront la qualité de la pratique professionnelle par la formalisation des savoirs et l'élaboration d'outils adaptés. Le système de Santé français s'en trouvera valorisé.

Seule l'intégration universitaire répondrait aux problématiques de notre actuelle formation pour l’ensemble des 80 000 ESI de France :

             - reconnaissance à BAC + 3 du diplôme

            - respect de la démocratie étudiante 

           - revalorisation annuelle du montant des bourses d’étude

            - accès à l’ensemble des services sociaux du CROUS (logement, restauration…)

            - valorisation du statut étudiant à l’IFSI comme en stage

            - respect de l’engagement étudiant associatif

            - favorisation des passerelles entre formations et de la mobilité d’étude

            - évolutions de carrières diversifiées

 

 

 Consciente de tous ces enjeux et du travail à fournir pour atteindre ces objectifs, la FNESI continue aujourd’hui plus que jamais, avec ardeur et conviction, d’écouter les ESI de France, d’être force de proposition et poursuit sa réflexion et son travail avec les acteurs de l'actualité du système de Santé.

             Parce que la FNESI c'est nous tous, étudiants en soins infirmiers, le bureau national vous invite à venir partager vos réactions, vos questions, vos craintes ou vos joies sur le forum de la FNESI. (www. fnesi.org/forum) 

 Le Bureau National de la FNESI.

Le communiqué de presse : Une licence en soins infirmiers pour septembre 2009.

Dans la Presse :

Interview sur France Info.

Interview  sur Europe 1 par Noémie Schulz.

Dépêche d'EducPro par Stéphanie Desmond.

Dépêche de l'éducation  d'après l'Agence France Presse (AFP)

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Mis à jour ( Lundi, 25 Février 2008 13:43 )